KONOBA - Le diable dans les détails

Posted on 22 July 2021

Le diable dans les détails

 

Magicowl Prod réalise le clip de
« There’s always something wrong » de Konoba

Un dandy trompe l’ennui dans un univers rétro, cherche dans de beaux gadgets une

échappatoire aux « bad news ». Fruit d’une collaboration entre Raphael Esterhazy

(Konoba) et Mehdi Semoulin (Magicowl Prod), le clip de « There’s always something

wrong » revisite de manière décalée notre actualité.




Déprime so seventies 


Un quotidien rythmé par le défilé des mauvaises nouvelles sur nos écrans, c’est ce dont
parle « There’s always something wrong », dernier morceau en date de Konoba. Pour la
réalisation du clip signée Magicowl Prod, Mehdi Semoulin est parti d’une idée simple :
montrer le confinement tel qu’il se serait vécu dans les années septante. Un choix
original qui traduit une volonté de se décentrer de notre expérience toute
contemporaine de la pandémie, d’apporter au texte une dimension « fun » qui s’éloigne
du premier degré.

Pourquoi les seventies ? Et pourquoi pas ! Des dystopies futuristes
 aux reconstitutions
historiques de la Seconde Guerre mondiale, en passant par l’exploration de terres
tribales, l’appropriation méticuleuse d’un univers est un exercice bien connu de
Magicowl Prod. Mehdi, le fondateur de l’entreprise, confie ici son amour pour la
période des années septante, ses codes, ses couleurs. Les cinéphiles reconnaîtront
peut-être l’influence du film de Tarantino « Once upon a time... in Hollywood » et de
l’acteur Brad Pitt sur la stylisation du décor et le look de Raphael.






Dans le décor


Trois semaines pour créer un décor de A à Z, un timing serré pour réaliser un bond
visuel de cinquante ans en arrière. En dehors d’un petit coup de main côté menuiserie,
tout est pensé « maison » chez Magicowl Prod : recherche des costumes dans des
magasins de fripes, achats du mobilier d’époque en seconde main, pose de la moquette
et du papier peint, assemblage des planches dans le studio de l’entreprise de
production. Comme l’explique Mehdi, « l’objectif était de construire un décor
modulable qui puisse être réutilisé par la suite, dans une logique durable chère à
l’équipe ».

Le résultat est bluffant. La caméra nous plonge dans le quotidien d’un personnage qui
tente de tromper l’ennui dans son appartement raffiné. Lassé par la répétition des
jours, du lot de mauvaises nouvelles, des mêmes programmes télévisuels, il est soudain
séduit par une publicité pour « Amanoze », une société au nom familier qui livre toutes
sortes de jouets et babioles. L’excitation des débuts s’estompe. La consommation à
outrance entraîne une fois de plus le héros dans une vie redondante. Son univers
rétrécit littéralement ! En effet, subtilité géniale de cette mise en scène : les murs de
l’appartement se rapprochent imperceptiblement tout au long du clip.







La solitude étouffante dont le personnage fait l’expérience apparaît de manière flagrante
à la fin du morceau lorsque Konoba se retrouve allongé dans un espace étriqué, les murs
à portée de main. Faut-il encore le répéter, dans le détail des réalisations de Magicowl Prod
se cache un diable plutôt talentueux...


Découvrez le clip ici ! 



Article : Julie Trémouilhe (Words, words, words.)

Photos : Kevin Rinclin

 

Share :




Back to items

We are here to listen to you

Want to know us better? Need more information about our services?
Do not hesitate to contact us and we will get back to you as soon as possible!

E-mail

Phone
+32(0)472.70.54.73